Le réalisateur suédois Ingmar Bergman est décédé lundi à l'âge de 89 ans. « Il laisse au patrimoine cinématographique mondial une œuvre universelle et immortelle, celle d’un extraordinaire peintre de l’âme et des passions humaines qu’il a su rendre visibles. Celle d’un immense cinéaste européen. Animé par la recherche du sens de l’existence, son cinéma est la métaphysique faite film. » (hommage rendu par Christine Albanel).
Transcendant les genres du cinéma et du théatre, ses films (le 7è sceau, Fanny et Alexandre, Sonate d’automne, Cris et chuchotements...) ont toujours été empreints d’une beauté plastique saisissante et forment un univers artistique à part entière. Dans sa dernière réalisation, intitulée Sarabande (2003), le génie s’essayait à la technologie numérique tout en conservant sa légendaire perfection esthétique. Il réussissait à maintenir son inébranlable exigence artistique, ainsi que l’intelligence de son regard tout autant porté sur la société que l’humain.