Le Palais de Justice de Bruxelles présente une exposition gratuite d'art contemporain, s'intitulant
« Corpus Delicti », (du 25 septembre au 21 novembre 2008) où une soixantaine d'œuvres - sculptures, installations et vidéos - d'une quarantaine d'artistes seront présentées au grand public. Parmi les œuvres les plus remarquables,
Brazil,
Pepto Bismo, de
Panamarenko,
Atlas,
Is there life before death?,
Plus d'Opium pour le peuple de
Johan Muyle, ou encore
J'ai fait une grande bêtise de
Alain Séchas.
« Corpus Delicti » renvoie tant au terme juridique, l'objet qui prouve l'existence du délit, qu'aux corps en général et à l'humain en particulier. « Le titre de l'exposition s'explique par la référence au corps, le corps dans ses rapports aux autres corps et à leurs contextes », expliquent les organisateurs de cette exposition. Leur objectif est de faire découvrir à un large public l'art contemporain dans un cadre prestigieux.
« Les perception des œuvres des visiteurs dans ce palais sont différentes de celles qu'ils pourraient avoir dans un endroit neutre comme un musée. Le public est ici plus réactif. Et c'est ce que nous recherchons », a déclaré le commissaire de l'exposition, Florent Bex.
Le ministre Didier Reynders, en charge de la Régie des bâtiments, a dit être heureux de voir le bâtiment du Palais de Justice de Bruxelles servir à des fins culturelles, estimant qu'il n'était pas réservé uniquement aux justiciables mais également aux visiteurs.
[Visuel : Jean-François Octave, Poupée (jour & nuit), 2001]