
Jacqueline Tsai, docteur de l'université de Paris-Sorbonne (Paris IV), responsable études et veille économique chez Louis Vuitton, publie un ouvrage sur La Chine et le luxe aux éditions
Odile Jacob.
Évoquant le jade, l'art de vivre du lettré, les pieds bandés, la robe fendue et les talons hauts de la Shangaïenne des années 30, le succès des grands centres commerciaux à Hong-Kong dans les années 1980-1990 et plus récemment à Shangaï, le renouveau des maisons de thé et l'intérêt pour les antiquités chinoises, l'auteur s'intéresse au raffinement qui traverse les rites, les coutumes et les habitudes sociales chinoises. Banni par les communistes lors de leur arrivée au pouvoir en 1949, le luxe - « obligation sociale et politique de représentation de la culture continentale ou confucéenne traditionnelle » - est de nouveau considéré comme l'une des voies menant au bonheur dans une société aux contraintes sévères. De la même façon qu'existe un luxe à l'occidentale, un nouveau luxe « sinisé », hybridation de la tradition chinoise et d'influences étrangères, est appelé à naître dans un avenir proche.
Une présentation de l'ouvrage est organisée, le mardi 21 octobre 2008 à 19h, au Centre Culturel de Chine à Paris, à l'occasion d'une conférence de Jacqueline Tsai.