a été l'occasion d'organiser un symposium sur le thème des jeunes et de l'art contemporain. La question "du rôle que prend l'art contemporain dans l'identité culturelle" a ainsi été débattue pendant les deux semaines du festival. Celui-ci est organisé tous les quatre ans depuis 1972 à l'initiative des peuples océaniens, qui se rencontrent à cette occasion pour se faire mutuellement connaître leur culture. L'édition 2004 avait attiré plus de 2'000 participants, venus de 27 pays. Considéré comme un événement culturel au retentissement international, le Festival est aussi le plus grand rassemblement de peuples du Pacifique, tous animés du même désir de respect et de reconnaissance mutuels dans une Océanie en mutation.
Le symposium a été cette année l'occasion de souligner l'inquiétude de certaines personnes concernant la conservation de la valeur et du caractère authentique de l'identité culturelle, risquant de souffrir de l'essor grandissant de l'art contemporain dans la région Pacifique. Mais les réponses se sont plutôt voulues rassurantes, certains intervenants considérant notamment que l'art contemporain permet au contraire aux gens de revenir aux sources de leur identité et de leur culture, puisque la création de formes d'expressions artistiques modernes implique de replonger dans le passé et ses traditions. Par ailleurs, de nombreux États et Territoires insulaires du Pacifique présents au Festival exposent différentes formes d'art contemporain, parallèlement à d'autres plus traditionnelles, souligne le secrétariat général de la Communauté du Pacifique.
Les arts vivants étaient également représentés par des groupes de danseurs contemporains populaires en Océanie, notamment les « Black Rose » de Fidji, les « Siliva Brothers » des Samoa américaines, les « Freelance » de Papouasie-Nouvelle-Guinée, les « Island Fire » du Samoa occidental, et les « Sharzy » des Îles Salomon.
[visuel: David Becker, costumes du Commonwealth des Îles Mariannes du Nord, Festival des Arts du pacifique 2004]
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