Nés en 2007 de la volonté de faire dialoguer le patrimoine matériel et immatériel de la commune avec la création contemporaine, les 'Dessous du Patrimoine' se déroulent à Rouen, pendant le week-end des Journées du patrimoine. La soirée invite le public à déambuler dans la ville à la découverte d’œuvres d’artistes contemporains. Ceux-ci investissent l’espace urbain et les lieux phares du patrimoine rouennais avec des installations, expositions, performances, concerts, vidéos...
Chaque année une thématique est choisie, faisant résonance à des questionnements liés au patrimoine. La première édition était consacrée au textile et a connu un large succès ; près de 3'000 personnes ont découvert les œuvres de 14 artistes sur une dizaine de sites.C’est à cet endroit précis qu’interviendront les artistes : faire voir, rendre visible ce qui est là sous nos yeux sans que nous ne l’ayons forcément identifié. Comme des révélateurs, les artistes invités vont tenter de donner corps à ce qui existe, à ce qui a disparu ou à ce qu’il va advenir de la ville. C’est avant tout un dialogue et des influences réciproques qui vont s’instaurer entre art et patrimoine, la ville étant un élément moteur très puissant de l’imaginaire, palimpseste mental conjuguant ordre et chaos, organisation et entropie. Le même secteur de la ville que l’an passé sera investi, car celui-ci est particulièrement riche de cette accumulation de mémoire depuis le Moyen-Âge jusqu’à nos jours (l’Abbatiale St Ouen, l’église St Maclou, l’Aître St Maclou, le Musée des Beaux-Arts...).
Un site a été retenu comme colonne vertébrale de l’événement. Il s’agit de la rue de la République. Cet axe est très intéressant à divers niveaux, historique tout d’abord mais aussi de part son rôle aujourd’hui dans la ville. Tranché dans le tissu urbain ancien au XIXe siècle, il laisse apparaître toutes les époques comme le serait une carotte de géologie. Dans les pratiques, il est toujours resté une coupure, une frontière symbolique, un espace que l’on traverse sans y prêter attention. Il incarne la ville dans ce qu’elle
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