Dans le cadre de l'exposition « Argument de la diagonale », le centre d'art et de recherches
Bétonsalon organise, ce samedi 5 juillet, une soirée exceptionnelle avec Hans Ulrich Obrist. Une occasion de rencontrer le célèbre commissaire d’exposition et de (re)découvrir ses grandes expositions qui ont marqué ces 10 dernières années.
Hans Ulrich Obrist (né à Zurich en 1968) vit et travaille à Londres. En 1993, il fonde le musée Robert Walser et dirige le programme migrateur au
Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris où il est commissaire pour l’art contemporain jusqu’en 2005. Depuis 2006, il est co-directeur des programmes et directeur des projets internationaux à la
Serpentine Gallery de Londres.
Hans Ulrich Obrist a déjà organisé plus de 150 expositions internationales. En 2007, il a co-organisé la septième
Biennale de Lyon et dirigé avec Philippe Parreno, Il Tempo del Postino (Le Facteur Temps) pour le festival international de Manchester. Son projet Conversations a été distingué par le Van Alen Institute qui lui a décerné le
New York Prize Senior Fellowship pour 2007-2008.
À 19h, Bétonsalon proposera un coktail offert par le
festival My Paris et organisé par
Tribeca75. Puis, à 21h30, Isabelle Le Normand et Florence Ostende présenteront les principales expositions d’Hans Ulrich Obrist - « Cities on the Move» (1997), « Laboratorium» (1999), « Do It» , « Take Me I’m Yours» , « Cities on the Move », « Live/Life, la Nuit blanche, la 1ère Biennale de Berlin, « Mutations» , « Utopia Station » et, plus récemment, « Uncertain States of America » et la deuxième
Triennale de Ghangzhou en Chine. Elles évoqueront également le parcours et l’histoire du commissaire, ses influences et tout particulièrement sa méthodologie curatoriale.
« Alors que l’économie du monde de l’art explose, l’idéalisme d’Obrist peut apparaître comme une tentative donquichottesque de modifier la course du géant. Les préfaces d’Obrist – qui sont en fait des séries de minimanifestes imbriqués – résonnent des tentatives passées pour perturber la suffisance du monde de l’art par des retours agit-prop à Dorner ou autres héros de l’instable et de l’inattendu. « Mobile », « inévitablement incomplet », « dynamique », de ses objectifs habituels ressort une vive exigence de radicalisation, au moment même où le système de l’art subit une puissante évolution dans le sens inverse. Son rôle à la fois de critique et d’acteur dans le meilleur des mon des de l’art est un numéro de corde raide, plein de suspense et de ravissement. Hans Ulrich Obrist, finalement, crée des communautés. Il lie et entrecroise les esprits : chaque exposition, chaque conversation se double d’une spirale de références à d’autres générations et champs de réflexion, à d’autres beautés, compétences, sensibilités et parentés. » - Rem Koolhaas
Enfin, à 23h, Hans Ulrich Obrist viendra parler de sa pratique de commissaire et de ses expositions qui ont expérimenté de nouvelles modalités curatoriales dans les années 1990.
[visuel : Hans Ulrich Obrist, © Time Out]