LE CAST ART&YOU L'ESPACE GALERIE ART&YOU LE MAG ART&YOU Editos Evénements Rencontres A découvrir Tendances du marché English Content Brèves News Briefs Calendrier ART AND YOU TV LE STUDIO ART&YOU LE RÉSEAU ART&YOU LA BOUTIQUE ART&YOU




En ce moment sur la galerie
MON COMPTE




Mot de passe oublié ?
Problème d'inscription ?
DERNIERS VISITEURS
Sacha K (30pts)
naybenja (30pts)
thildechou (34pts)
Swanie (1998pts)
Francis Meleard (78pts)
stefan brion (1422pts)


Une tentation de la rentrée : Stefan Sehler

Jusqu'au 4 octobre 2008, la Galerie Baumet Sultana (20 rue Saint-Claude 75003 Paris) expose un ensemble de peintures sur Plexiglas de Stefan Sehler.

Une tentation de la rentrée : Stefan Sehler

Stefan Sehler, sans être un inconnu, loin s’en faut (son œuvre appartient à d’excellentes collections, privées et publiques, et il est représenté par plusieurs galeries en Europe et aux États-Unis) n’est pas un artiste spécialement placé sous les feux de la rampe — en France tout au moins. Pourtant l’exposition que lui consacre actuellement la galerie Baumet Sultana fait partie des expositions marquantes de la rentrée. On y retrouve la spécificité de l’artiste : de grandes œuvres à motifs végétaux, peintes sur Plexiglas.
Le procédé élaboré par l’artiste (la peinture est posée au revers de la plaque, pulvérisée autour d’un pochoir puis coulée dans les silhouettes laissées vides par le pochoir une fois enlevé) — donne l’illusion d’une peinture à la précision photographique. Mais la perfection visuelle se défait aussitôt qu’on s’approche de l’œuvre : de près c’est le flou qui domine, ainsi que les nuances, la fluidité et les incertitudes de la matière.

L’artiste joue sur la dialectique (explorée notamment par un autre artiste allemand, Gerhard Richter) entre l’image et la matière — les deux pôles vers lesquels tend la peinture. On peut reprocher à l’artiste, cette fois, d’avoir exagéré l’illusion photographique par des effets de flashes dont on se passerait. Mais le regard éprouve un réel plaisir, après avoir été saisi par l’apparente acuité visuelle, à se dissoudre dans le flou. En outre, ces paysages aux couleurs crépusculaires sont réellement beaux, à la fois fins et évanescents.

L’artiste réalise lentement de telles pièces, qui sont donc rares, et les formats sont imposants, c’est pourquoi on peut les acquérir pour 13'000 euros (pour les pièces de 175 x 125 cm) ou 25'000 euros (pour les formats 185 x 304 cm).
 
 Après un parcours d’historienne de l’art, à Normale Sup’ et à la Sorbonne, Anne Malherbe se consacre à la critique d’art. Spécialisée dans l’art contemporain, elle écrit pour la revue Art Press. Elle est auteur d’essais : récemment, pour le catalogue Peinture(s)/Génération 70 (Fondation Claudine et Jean-Marc Salomon, été 2007), ou encore pour le catalogue de l’exposition L’Homme Merveilleux (Château de Malbrouck, printemps 2008). Elle organise des expositions (Girls’Insight, galerie Defrost, juillet 2007). On peut la retrouver sur son blog, Occhiata, consacré aux tendances de l’art contemporain. Aujourd’hui, elle est aussi art adviser auprès de collectionneurs particuliers.

 

[Visuel : Sans titre, 2008. Courtesy Stefan Sehler et Galerie Baumet Sultana, Paris]

Publié le 11 septembre 2008

Par Anne Malherbe
Retour au listing